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juin 9, 2020   |   by admin

Beaucoup de mutations, au fil des années, au niveau des hommes. La musique latino-américaine déballe rythmes de mérengué, pachanga au grand plaisir des mélomanes. Le succès est fulgurant, mais la naïveté gâche les efforts de ces jeunes et les bonnes choses ne durent guère. Les éloges pleuvent de partout, ses disques sont vendus comme des petits pains dans tous les pays du continent. Mais Bowané gagne l’Angola et décide de s’installer à Luanda, voilà Franco seul face à un succès qui l’attend à l’horizon. Sur décision du sommet politique, Franco retrouve l’air libre. Malgré cet handicap, son obstination sera payante.

Nom: franco luambo makiadi
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A l’époque du Roi Kongodidiantotila, de la Reine Nzinga dans la capitale historique de Mbanza-Kongo à l’intérieur des terres angolaises , devenu depuis la période portugaise: Accueil Artistes Lingala Discussions Contact. De nombreux musiciens du terroir occupent le devant de la scène. Pris sous les feux de l’actualité, l’ancien séminariste Joseph Kasa-Vubu, pétri d’intelligence, prend la tête de la lutte et se fait élire premier Président du Congo. Des titres comme « Mboka mo paya pasi », « Yamba ngai na leo », « Mobali ya ouilleur », sont au top du succès. Franco a touché toutes les cordes sensibles de la vie.

Sonabata sonne bien la langue Kongo héritière d’une longue culture qui puise loin ses racines dans le royaume Kongo qui touche trois pays: Là à Sonabata à un peu moins de km de Kinshasa, la zone des cataractes, non loin de Kinsantu, village fleuri depuis l’époque des missionnaires belges où baigne nonchalamment la rivière Inkissi, maman Hélène Mbonga Makiesse est prise de contractions dés le petit matin du 6 juillet Un an avant le déclenchement de la 2ème guerre mondiale.

Après quelques difficultés, à l’abri des regards des hommes, soutenue par ses soeurs de l’ethnie, elle accouche d’un jeune garçon qui prend le nom de Luambo François. Les parents maternels dans cette région du Bas-Congo sont heureux de la nouvelle même s’ils savent que le géniteur n’est pas de leur contrée, car le père Luambo d’origine tetela vient tout droit du Kasaï non loin des villages qui entourent les eaux du Sankuru.

Mais la joie de la natalité est plus forte que les divisions extra-claniques. L’enfant est vite adopté. Avec son mari, d’autres enfants vont suivre notamment Lumbo Alphonse Derek, Nsiongo Bavon Marie Marie et Akangana Marie Louise, avant que l’époux ne reparte vers d’autres cieux, laissant la mère seule face à l’éducation de ses quatre enfants qui ne bénéficieront pas de cette présence paternelle.

Heureusement pour la belle mbonga, car au détour d’une promenade, elle finit par rencontrer un prétendant audacieux et entreprenant qui lui donnera deux autres enfants: Nyantsa Marie-Jeanne et Kizonzi Jules.

Il prendra sur lui l’adoption et l’éducation des autres enfants. Mais revenons à frahco de tous, qui nous intéresse le plus. Luambo Makiadi François va grandir dans cette ambiance Moukongo où tous les clans relatent le souvenir de leur lointain passé. A l’époque du Roi Kongodidiantotila, de la Reine Nzinga dans la capitale historique de Mbanza-Kongo à l’intérieur des terres angolaisesdevenu depuis la période portugaise: Le grand groupe ethnique Kongo se compose de plusieurs clans qui font sa fierté: Terre d’histoire et de culture, le Mqkiadi a donné naissance à de grandes personnalités qui influenceront le devenir de tout le territoire congolais; Nous frnco deux noms qui sont passés dans l’histoire pour avoir joué chacun un rôle de premier plan.

Le deuxième sera Joseph Kasa-Vubu, l’un des fondateurs de l’Abako association des Bakongo qui est au départ une solidarité des hommes issus de l’ethnie Kongo et qui prend peu après les allures d’un parti politique.

L’Abako est d’ailleurs à l’origine des émeutes qui vont déclencher le combat pour recouvrer l’indépendance. Pris sous les feux de l’actualité, l’ancien séminariste Joseph Kasa-Vubu, pétri d’intelligence, prend la tête de la lutte et se fait élire premier Président du Congo.

Au-delà de cette rétrospective, il y a lieu de remarquer que Maman Nbonga a pris enfants et bagages pour aller s’établir à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa. Aux côtés de son mari, ils éliront domicile dans la zone de Ngiri-Ngiri. Mais le ménage ne tiendra pas le coup du bouleversement, alors la mère délaissée élèvera seule ses enfants.

Sans rancune et sans peur, elle va s’attacher à les nourrir et à les élever avec la fierté qui habite toute femme Kongo. Sonabata est si fganco, la solidarité clanique ne joue pas à fond dans la grande ville de Léopoldville. A l’âge de 10 ans, Luambo François est orphelin de père, sans soutien, il abandonne l’école en 3ème primaire et s’adonne à la vie de la rue au même titre que d’autres jeunes de son âge. Ils vont vivre les réalités de la rue avec ses tourments, ses violences et ses ambiguïtés.

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A Léopoldville, il découvre le monde de la ville avec toutes ses contradictions. Non loin du marché de Ngiri-Ngiri, sa mère prépare les gâteaux à la farine qui sont vendus aux passants en fredonnant avec mélancolie les vieilles rengaines apprises à Sonabata au cours des soirées de matanga.

Mais kakiadi beignets et les gâteaux vendus ne comblent pas les francp matérielles à la maison. Commence alors pour la jeune Maman une autre vie. Une vie citadine où l’on prend et l’on donne des coups. Luambo forge son caractère à Ngiri-Ngiri, et avant que sa mère n’aille s’installer à Bassengué, ensuite à Eyala non mmakiadi de Matongé, la vie de Luambo prend d’autres formes. Malgré les jeux avec des amis insoumis, Luambo n’abandonne pas pour autant sa mère.

D’ailleurs, grâce au concours d’un camarade, il découvre les vertus de l’harmonica, cet instrument ne quittera plus ses lèvres. Et ses deux bouts de pagne noués autour du cou, Luambo continue à aider sa mère dans les différents marchés.

Notons ici que cette nouvelle rencontre sera déterminante pour le devenir de Luambo. C’est à ses côtés qu’il s’initie aux premières notes de la guitare, ensuite interviendra Luampasi, un autre guitariste de renom. Adolescent, le voilà pris dans le tourbillon de la musique. Sans connaissance élémentaire du solfège et sans culture musicale.

Franco Luambo

Malgré cet handicap, son frznco sera payante. Luambo a décidé de frranco son dévolu sur cet instrument à cordes qu’est la guitare et son harmonica est jeté aux oubliettes. Commence alors pour le petit de Sonabata une nouvelle épopée. Sa mère le voit de moins en moins, le temps passe vite et à quinze ans, il enregistre déjà de sa voix innocente et mal maîtrisée des chansons avec le groupe Waton de Dewayon.

Le rythme est mal contenu mais la décision est prise et sa mère n’y peut plus rien. Il commence à chanter les chansons des autres sur des thèmes mal ficelés qui font allusion aux réalités de la rue.

A Léopoldville, nous sommes aux années cinquante, la musique cubaine a pris de l’ampleur avec la présence des grecs, portugais et espagnols qui la diffuse, et puis la grande station de radio construite par la Belgique qui administre le territoire, arrose les makiadu de cette musique langoureuse. La musique latino-américaine déballe luanbo de mérengué, pachanga au grand plaisir des mélomanes.

Parallèlement à cette montée des musiques importées, les populations raffolent également des rythmes du terroir qui inondent les retrouvailles familiales.

Ici la musique vocale et instrumentale célèbrent toutes les manifestations de la vie.

De nombreux musiciens du terroir occupent le devant de la scène. Ils deviennent vite populaires et ulambo succès sont fredonnées tout le long du jour.

franco luambo makiadi

L’arrivée des phonographes va amplifier l’irrésistible ascension de cette musique traditionnelle qui allie tam-tam, la guitare sèche, l’accordéon et la bouteille. Il n’y a là rien de sorcier, mais une sorte de mystère accapare les corps et les esprits. Le pays tout entier devient un réceptacle de musique diversifiée, aidée en cela par liambo gros émetteur de radio Congo.

Franco Luambo — Wikipédia

Des musiciens locaux de grande envergure vont sortir du lot. Adou Elenga qui va enregistrer aux Editions Ngoma son titre fétiche « Kumambélé », Léon Bukasa, D’Oliveira qui se fait remarquer dans la chanson « Mama aboti biso ayebi kobeta bana », Eyenga Moseka qui enregistre chez Okapi son fameux succès « Bolingo ya la vie » et qui signera un contrat aux Editions Esongo et qui accompagné par la Rock-a-Mambo chantera « Adoula » et « Nalelio », Feruzi qui se fait remarquer par la danse Maringu, Wendo Kolossoy l’un des plus célèbres de tous, chante « Mabelé ya Mama ».

Ils sont en quelque sorte les pionniers d’une musique qui puise dans les racines profondes du peuple et qui va bientôt s’ouvrir aux influences extérieures.

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EnJoseph Kabasele, neveu du futur cardinal Malula, lance l’orchestre moderne de Léopoldville aujourd’hui Kinshasa. L’African Jazz, c’est l’événement culturel de l’époque. Jeff Kalle de son nom musical innove en associant des instruments à vent afin de plagier les rythmes latino-américains dont il raffole, Kalle crée la rupture avec la musique d’autrefois.

franco luambo makiadi

Il allie le modernisme au traditionnel et sa voix suave fait le reste. Léopoldville est sous le luamho de ce Kasaïen qui révolutionne la musique du moment. Son orchestre va jouir d’un monopole sur l’échiquier de la musique fganco. Son répertoire est diversifié, sa musique est douce et entraînante, et les instrumentistes ne font pas dans l’approximative. Tout Léopoldville est sous le charme de l’African Jazz qui vole de succès en succès. Pendant ce temps, Luambo Franco est à l’affût.

Au contraire de Kalle, il décide d’imposer son style. Enle 6 juin à Léopoldville, l’annonce est faite d’un point à l’autre de la ville, un nouvel orchestre vient de voir le jour.

Les plus beaux morceaux de Franco & OK Jazz sont dans l’album //

Au départ, au studio Loningisa, il a enregistré « Bolingo na ngaï Béatrice ». Avec le concours de Bowané qui l’a pris sous sa tutelle, Franco s’est fait un nom.

Mais Bowané gagne makiaci et décide de s’installer à Luanda, voilà Franco seul face à un succès qui l’attend à l’horizon. Au lieu de se ronger les doigts, il décide de créer un groupe musical grâce à l’apport de quelques musiciens Congolais comme Pandy Saturnin TumbaLoubelo makiari, De la lune guitariste J. Serge Essous saxo venus à la rescousse, ils s’accordent sur la mise en place d’un nouveau style. Sur la rue Tshuapa dans la zone de Kinshasa, ils font connaissance avec M.

Oscar Kashama, celui-ci les encourage et décide de les prendre en charge dans son bar. Franco à 18 ans, en Franco, Rossignol, Saturnin Pandy, de la lune et Essou sont les premiers musiciens. Le succès est fulgurant, mais la naïveté gâche les efforts de ces jeunes et les bonnes choses ne durent guère.

Enl’orchestre connaît une scission, les congolais que sont J. Célestin Nkouka et Edo Nganga. Leur présence redonne du tonus à l’orchestre Kashama-Jazz.

Ils vont enregistrer trois chansons qui marqueront cette époque: Mais Luambo, enest arrêté par les autorités coloniales, pour des raisons obscures, on parle d’une affaire de coeur, son absence réduit le succès de l’orchestre dont il est déjà le porte-flambeau.

Ses amis congolais profitent de cetemps pour regagner Brazzaville.

LUAMBO MAKIADI Franco vivant, 29 ans après sa mort

Essous pour monter l’orchestre Bantous de la Capitale. A Léopoldville où il a recouvré sa liberté, Franco retrouve Vicky Longomba qui lui était resté fidèle, pour procéder au recrutement de nouveaux musiciens. Sur le plan politique, le Congo belge est le centre de nombreuses émeutes. Les nationalistes sont aux prises avec les forces coloniales. La situation à Léopoldville est intenable, les batailles et les arrestations se multiplient. Pour calmer le jeu, une conférence dénommée « Table Ronde » est convoquée à Bruxelles pour statuer sur le devenir de cette colonie belge.

A cet effet, Joseph Kabaselle dit Kalle Jeff est choisi pour animer la manifestation. Son orchestre fait le voyage en Belgique et Vicky Longomba choisi par Kalle fait partie du voyage. Il part sans en informer Franco qui entre dans une colère noire. C’est à cette époque que Kalle lance la chanson « Indépendance chachacha » qui va connaître un succès continental. Mais pour Franco, c’est un coup dur, car ce départ de Longomba crée un vide.

Toutefois, un groupe de jeunes filles attirées par les thèmes des chansons de Franco décide tous les soirs de se donner rendez-vous à ses concerts. L’affluence de ces demoiselles suscite la passion et va obliger les mélomanes à s’intéresser à cette musique.

Franco s’affirme ainsi dans le monde musical de la capitale, il devient de plus en plus célèbre. Des titres comme « Mboka mo paya pasi », « Yamba ngai na leo », « Mobali ya ouilleur », sont au top du succès.